De son vignoble                                                                                                                                                                                                                  

      Les pays Lislois, et Gaillacois sont très riches en vestiges d'origine latine. La présence romaine s'est surtout manifestée par le développement de la culture de la vigne sur toute la rive droite du Tarnus flumen. Aussi, le vignoble Gaillacois figure parmi les plus anciens de France.

   Sous le règne de Louis IX (1226 - 1270), dans le Gaillacois, la viticulture devient exportatrice et ses vins s'embarquent à Bordeaux, avec ceux de Guyenne, de Gascogne. De là, ils gagnent les pays de la Flandre, l'Angleterre, l'Ecosse, etc.... Aussi, en 1253, le roi d'Angleterre, Henri III, s'engage à verser une forte somme pour les maltotes, rapines et autres vexations de ses sujets envers ceux du comte de Toulouse, naviguant sur la Garonne. Notamment aux habitants de Gaillac, Lisle et de Rabastens.

   Et dès 1284, une règlementation tarifaire est conclue avec le sénéchal de Bordeaux pour le transport des vins, puisqu'en 1597, les vins de Gaillac et de Lisle rivalisent avec ceux de Bordeaux et une nouvelle réglementation est élaborée. Au XVIII° siècle, le vin blanc de Saurs (lieu-dit de la commune de Lisle) est très recherché.

    En 1907, un mouvement de révolte débute dans le département de l'Aude et se répand dans tout le Midi. De nombreux délégués de l'ensemble des vignobles sont représentés à Montpellier. Le vignoble de Gaillac est représenté sous la bannière de : "Sus à la fraude", tandis que celui de Lisle est représenté sous la bannière : "Da bin natural".

   C'est en 1938, que les vins blancs de Gaillac passent en AOC (Appellation d'Origine Contrôlée), et en 1970 ce sera au tour des vins rouges d'avoir ce label.

   Lisle-sur-Tarn se situe géographiquement "entre Gaillac et Rabastens". Mais au début du XX° siècle, sur les 2000 barriques que les vignerons lislois fournissaient, les 3000 habitants de l'époque en absorbaient la moitié. Sachant qu'une barrique contenait entre 200 et 250 litres, Il est facile de faire la calcul du nombre de "verres" absorbés par les lislois !... D'où la fameuse maxime héritée par nos aînés : "Etre entre Gaillac et Rabastens" ou encore : "Entre Galhac e Rabastens t'arrestes pas longtemps...". Effectivement entre deux vins, on peut être normalement joyeux, pourquoi pas !

   En fait, la signification la plus sérieuse, c'est qu'effectivement les vignerons de Gaillac fabriquaient un vin de très bonne qualité, quand ceux de Lisle faisaient un vin moyen, alors que les vignerons de Rabastens réalisaient un vin en dessous de la moyenne.

   Vu sous cet angle, Lisle se situe bien en qualité viticole : "entre deux vins". Aussi, nous invitons le visiteur à "tasteviner" les vins du pays Lislois, avec toute la modération en vigueur.

 

     

De ses origines.
Du nom de lisle.
De ses armoiries.

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